Les techniques
La première étape est de faire un dessin puis une maquette en plastique du couteau projeté. Ensuite, dans une plaque d’acier 440C, on taille la forme de la lame à l’aide d’une scie à ruban. Puis à la sableuse, vient la définition du tranchant de la lame et du manche. Suite à cette étape, on fait des trous dans le manche pour deux raisons : alléger le couteau et mettre des tiges ou des rivets qui serviront à fixer les composantes du manche.
Le trempage est très important dans le processus car il rend le métal plus dur. Il s’agit d’envelopper le couteau dans une feuille d’acier inoxydable puis de chauffer le tout dans un four jusqu’à 1850 degrés F. À la sortie du four, le couteau est déballé et refroidi rapidement dans l’huile de trempage à 120 degrés F. Puis, il y a deux revenus dans un petit four à 500 degrés F.
Il s’ensuit la préparation finale de la lame, c’est-à-dire le polissage aux différents sablés et aux pâtes abrasives sur coton. Si on veut un fini miroir, il faudra polir beaucoup plus longtemps que pour un fini satin.
Pour la confection du manche, on choisit nos matériaux puis on taille et façonne les différentes composantes qui peuvent être du métal, du bois, de l’os, de la corne, de la pierre, du plastique, etc. On assemble à la colle et on installe les tiges et les rivets.
On termine le manche en sculptant et en sablant, puis on applique une cire de protection. La dernière étape, très gratifiante, est la signature qui se fait par un procédé électrochimique. Il ne reste plus qu’à déposer le couteau sur un beau présentoir devenant ainsi un bel objet de convoitise.